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Que dalle, c’est pas rien !

Comment passer de ça

à ça

Dans  une autre vie, j’ai dû être récupérateur de n’importe quoi.

Le gaspillage me gave et j’aime donner une autre vie à des machins sans importance. En l’espèce j’ai récupéré des chutes diverses de dallages variés. En conséquence, je ne sais pas trop à quelle type de pierre je m’attaque.

En quelques séances, vous allez voir Continuer la lecture

Indianité 03-15 et Serpent 03-15

Histoire de deux fragments de marbre

Indianité 03-15

Après mon coup d’ognette malheureux, mais entièrement de ma faute, je me suis remis à travailler séparément mes deux fragments.

Par rapport au dessin initial, il était facile (?!) de sortir Indianité 03-15, puisque les principaux éléments et l’appui étaient déjà en place. Aussi en quelques images voici comment le travail a avancé.

Indianité 03-15 Indianité 03-15

A gauche le gabarit issu des travaux précédents, à droite le traçage sur le marbre. Les trois lignes verticales servent de repères pour un bon alignement du gabarit sur les deux faces. On voit nettement la ligne de cassure en haut.

Indianité 03-15 Indianité 03-15

A gauche, il y a une interprétation assez libre du dessin reporté. Les rainures internes suivent l’esprit du dessin, mais l’idée la rainure supérieure avec le trou traversant est venue après. A droite, on voit que la rainure supérieure est décalée par rapport à celle de l’autre face.

Cogitations

Les écarts entre le dessin initial et le travail fini sont la conséquence de l’exploitation d’une propriété fascinante de ce marbre.

Ce marbre de Carrare d’un blanc laiteux, contient des veines grises plus ou moins marquées. Et il est translucide quand il est en faible épaisseur. Le jeu consiste donc à travailler le sujet en profondeur pour produire des effets de transparence / opalescence.

La photo ci-conte montre l’effet produit par la lumière d’une petite torche à LED placée de l’autre côté d’Indianité 03-15

 

Indianité 03-15

 Serpent 03-15

Là je vais être bref. Compte tenu de ma rage après la casse, je n’ai pas fait de photos pendant la réalisation de Serpent 03-15. Je n’ai pris des clichés qu’une fois le sauvetage réalisé.

Serpent 03-15 Serpent 03-15

Sur les deux clichés ci-dessus on voit les veines grises du marbre ainsi que les travaux en creux réalisés sur les deux faces. La transparence joue aussi bien avec la rainure centrale (à droite) qu’avec les creux circulaires (à gauche et à droite) et les échancrures . La lumière se perçoit à travers des épaisseurs pouvant atteindre jusqu’à sept mm. Bien entendu plus la lumière est puissante plus l’épaisseur de matière traversée est importante.

Il me reste à trouver un moyen de faire de bons clichés de ce rétro éclairage.

Serpent 03-15

D’autres créations sur une base poly.

Comme j’utilise des vieux stocks de fourniture, je suis obligé de préparer une bonne quantité de blocs de polyuréthane en une seule fois. Ca s’apparente parfois à du travail en série. Cela permet de tester quelques variantes de travail en parallèle et de juger les pratiques que je sens le mieux.

Bref, vous allez trouver une petite série de travaux sur le même principe.

Deux formes travaillées simultanément

3 vues de la première forme

MP004_E01_1MP004_E01_2 MP004_E01_3

 

 

 

 

suivies de 2 vues de la seconde
MP003_E01_2MP003_E01_1

 

 

 

Et le résultat final en deux vues

MP003 et MP004 Final_1

 

 

MP003 et MP004 Final_2

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux totems mono-face travaillés ensemble

Même technique que précédemment. La différence c’est qu’avec un bloc de mousse, on obtient deux totems.

TOT001 et TOT002 E01TOT001_E01

 

avec ce résultat final. TOT001 et TOT002 Final

 

 

 

 

(Cliquez sur les vignettes pour agrandir)

 

 

Prochaines pistes de travail

  1. varier les formes pour pousser vers l’abstraction
  2. regarder les travaux de Arp
  3. se documenter sur les monuments aux morts de Yougoslavie (Tito était partisan d’abstractions pour éviter d’exalter telle ou telle communauté de l’ex-yougoslavie)
  4. élargir la palette de couleurs.

 

 

 

Et avec du polyuréthane, tu fais quoi ?

Sculpture, Modelage, tout est affaire de volumes.

La taille  consiste à enlever de la matière. Le modelage travaille dans l’ajout. Le papier mâché des épisodes précédents joue aussi sur l’ajout de matière autour d’une ossature ou d’une forme de base.

En poussant le concept plus loin, je suis parti sur la pose de papier (pas mâché, mais bien encollé) sur des formes en polyuréthane.

tout frais démoulé

tout frais démoulé

La méthode de base est simplissime. Je balance de la mousse de polyU dans des bouteilles plastiques, histoire d’avoir des blocs à peu près réguliers. Je passe les détails de mise en oeuvre de la mousse car ça relève du bricolage de maçon ou de plâtrier.

 

 

la forme prend forme

la forme prend forme

En taillant aux cutters (différents modèles sont utiles) le bloc, j’obtiens la forme recherchée.

 

 

 

Papier et gesso

Papier et gesso

Cela fait, yapuka poser du papier encollé sur la forme en question? Mon choix se porte sur du papier de soie (aussi appelé papier mousseline – 18 grammes le mètre carré ).

Quand c’est bien sec, une couche de gesso permet de constituer un fond qui accrochera la peinture sans qu’elle se perde dans la mousse.

MP001_Final2S’ensuit une mise en peinture avec de l’acrylique. et selon les choix, les résultats sont divers et variés.

 

Pour la forme de cet article, j’ai choisi de passer un mélange irrégulier de noir et de blanc pour recréer l’illusion d’un marbre très moucheté. Certains endroits ont été, de plus, recouverts d’une peinture à effets argentés. Comme tout choix, c’est discutable, mais j’assume.

Je dois mettre dans la section « Galerie » les autres vues de cette réalisation.