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Retour de Puls’Art 2013 – Coups de coeur et commentaires.

Puls’Art 2013 m’a réconcilié avec Puls’Art.

En 2011, la morbidité le disputait au cadavérique, et sauf exception, j’en étais ressorti avec une impression de malaise tant dans la thématique que dans la facture des travaux. J’étais donc hésitant à revenir à Puls’Art.

La sélection 2013 m’a beaucoup plus satisfait et donc je le dis. Certes, on voyait encore beaucoup d’aplats gris avec des têtes torturées mais à côté de cette mode, il y avait des recherches originales et revigorantes.

A côté de mes craquages (voir les billets dédiés) j’ai beaucoup aimé les travaux de

  • Nathalie Dumonteil – une vraie créativité à partir de papier mâché. ses travaux
  • Véronique Reinaud – une originalité certaine dans l’usage de l’acrylique. Son travail redonne à l’acrylique sa dimension de matière. ses travaux
  • Véronique Lagriffoul – une proposition décalée et courageuse avec des têtes et des masques en terre cuite. A noter des passages à l’abstraction bien tentants. ses travaux
  • Judith Marin – des grands formats monochromes qui rappellent la photo noir et blanc ou sépia. un travail magnifique et stimulant. ses travaux

Je me suis arrêté aussi sur les travaux de Nathalie Flores (pour ses graphismes), Benoit Rafray (pour ses techniques) et Rémi Trottereau (pour ses propositions dérangeantes) .

Même si je connais et comprends les problèmes de logistique et de place que pose l’accueil de sculpteurs et plasticiens, je trouve que la part qui leur est faite est trop congrue. On est à moins de dix pour cent de sculpteurs dans la sélection, ce qui ne permet pas de valoriser suffisamment auprès du public ces artistes.

Alors aux jurés de Puls’Art 2014, je demande un petit effort pour les plasticiens. Et je ne roule pas pour moi, je ne suis encore qu’un apprenti.

Note à benêts – En que taulier de ce site, j’exprime une opinion toute personnelle et donc fatalement injuste et pas objective. Mais c’est mon avis et je le défends. Na !!!

L’apprentissage

C’est en forgeant qu’on devient forgeron. Et c’est en s’abimant les doigts que l’on apprend le plaisir des matières, des formes et du toucher.

Alors je vous invite à toucher les travaux que je réalise.

Ca fera hurler les conservateurs de musée, mais vos doigts contribuent à la patine des sculptures.

Petite précision – on touche avec les doigts, pas avec les ongles !! Les ongles peuvent rayer les matières tendres.