Archives par mot-clé : tatonnements

Et avec du polyuréthane, tu fais quoi ?

Sculpture, Modelage, tout est affaire de volumes.

La taille  consiste à enlever de la matière. Le modelage travaille dans l’ajout. Le papier mâché des épisodes précédents joue aussi sur l’ajout de matière autour d’une ossature ou d’une forme de base.

En poussant le concept plus loin, je suis parti sur la pose de papier (pas mâché, mais bien encollé) sur des formes en polyuréthane.

tout frais démoulé
tout frais démoulé

La méthode de base est simplissime. Je balance de la mousse de polyU dans des bouteilles plastiques, histoire d’avoir des blocs à peu près réguliers. Je passe les détails de mise en oeuvre de la mousse car ça relève du bricolage de maçon ou de plâtrier.

 

 

la forme prend forme
la forme prend forme

En taillant aux cutters (différents modèles sont utiles) le bloc, j’obtiens la forme recherchée.

 

 

 

Papier et gesso
Papier et gesso

Cela fait, yapuka poser du papier encollé sur la forme en question? Mon choix se porte sur du papier de soie (aussi appelé papier mousseline – 18 grammes le mètre carré ).

Quand c’est bien sec, une couche de gesso permet de constituer un fond qui accrochera la peinture sans qu’elle se perde dans la mousse.

MP001_Final2S’ensuit une mise en peinture avec de l’acrylique. et selon les choix, les résultats sont divers et variés.

 

Pour la forme de cet article, j’ai choisi de passer un mélange irrégulier de noir et de blanc pour recréer l’illusion d’un marbre très moucheté. Certains endroits ont été, de plus, recouverts d’une peinture à effets argentés. Comme tout choix, c’est discutable, mais j’assume.

Je dois mettre dans la section “Galerie” les autres vues de cette réalisation.

 

 

A la recherche du papier mâché #2

Dans l’épisode précédent http://www.elzede.com/?p=259 , j’ai commencé à analyser mes expériences sur cette matière.

La fabrication de la pâte est un processus long (et salissant, à cause de l’encre d’imprimerie). La difficulté est d’arriver à obtenir une pâte la plus sèche possible et la plus homogène possible avant mise en oeuvre.
Dans le sujet réalisé là http://www.elzede.com/?p=324, comme dans la réalisation ci-dessous,

PM 002 après pose de la pâte
PM 002 après pose de la pâte

outre les soucis de structure trop légère déjà évoqués, ma pâte était trop humide avant d’être mélangée à de la colle à tapisserie et de la peinture vinylique blanche. Le sèche-cheveux, puis le décapeur thermique sont mis à contribution pour arriver à terminer les sujets dans un délai raisonnable.

Sur des petits volumes de pâte, l’objet a un aspect granuleux après séchage. Dans le présent sujet, j’ai réutilisé du papier de soie blanc pour gommer les grosses inégalités de surface. Les meubles sont sauvés et le résultat est celui-ci.

PM 002 après ajout bandes et gesso
PM 002 après ajout bandes et gesso

Une couche de gesso prépare le fond pour un passage de peinture acrylique. Le fond est blanc et la surface rappelle un matériau martelé.

Après le passage de “à sec” du mélange gris-bleu, j’obtiens le résultat suivant

PM 002 après teinte gris-bleu - socle non peint
PM 002 après teinte gris-bleu – socle non peint

Et une fois le socle peint avec le même mélange le résultat final est ici.

Etat final - socle peint
Etat final – socle peint

A la recherche du papier mâché #1

Avec l’hiver, l’activité en extérieur ou au froid se réduit ! Je voulais une technique pas (trop) salissante à pratiquer en intérieur. Pas de poussière, peu de déchets, le papier mâché permet de recycler les vieux canards que j’empile au cours des semaines. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est écologique, mais au moins c’est du réemploi jusqu’au bout.
J’ai trouvé une recette là chez Jonni Good qui semble être la référence outre-atlantique.
J’ai préparé une bonne quantité de papier mâché mais le résultat ne me paraît pas convaincant pour l’instant. Mon mélange est resté trop imprégné d’eau, d’où une difficulté á le faire tenir sur des structures verticales ! Je n’arrive pas à travailler avec des gants et j’ai donc les doigts pleins d’encre d’imprimerie. Beurk !
Sur des structures (trop) légères et (mal) arrimées à une base cartonnée, j’ai commencé à monter ma pâte pour ébaucher mes sculptures.

work in progress #2
Premier constat : ma pâte est trop humide et donc trop lourde pour tenir correctement. Même un coup de sèche-cheveux n’améliore pas la situation. Demain, je passerai un coup de décapeur thermique pour accélérer le séchage et tenter de rattraper le coup.
Deuxième constat : je me suis planté sur la texture de la pâte, il y a des grumeaux et de gros morceaux de papier. De ce fait, des fissures apparaissent dès la pose. Les différents bouts de pâte ne se solidarisent pas entre eux. Après séchage, la rétractation risque de laisser des morceaux de structure à nu. Ça peut se rattraper en rajoutant une couche de pâte fine aux endroits menacés.

work in progress #1

Pour résumer, je dois atteindre les objectifs suivants (listés par ordre d’importance)

  • Une pâte à texture homogène
  • Une pâte moins humide et plus chargée en colle
  • Une pâte plus blanche ( moins d’encre et plus de colorant blanc)
  • Rédigé avec un IPad.